La Compagnie internationale des Wagons-Lits

L’aventure de l’Orient express est associée à un nom : Georges Nagelmackers. Issu d’une famille liégeoise qui a fait fortune dans le monde bancaire et industriel, Georges Nagelmackers se révèle naturellement doué pour les affaires. En 1867, parti pour les États-Unis afin d’oublier un chagrin d’amour incestueux, Georges Nagelmackers découvre les tombe amoureux des sleepings cars (d’où vient la traduction wagon-lit)  inventés par George Pullman. Nagelmackers a eu l’idée d’améliorer le confort des trains de nuit, en proposant d’installer des wagons-restaurants et de transformer des banquettes en couchettes. 

De retour en Europe, Georges Nagelmackers imagine le développement de ce concept sur le Vieux Continent. En 1870, il publie une brochure intitulée Projet d’installation de wagons-lits sur les chemins de fer du continent, véritable carte de visite, dans laquelle il adapte le système de Pullman aux exigences européennes, tout en innovant par l’installation de couloirs latéraux dans les voitures qui permettent aux passagers de se déplacer le long des  compartiments. L’homme d’affaires est ambitieux et idéaliste, mais le défi reste de taille, car chaque pays possède sa réglementation et son matériel ferroviaire. Les transbordements et changements incessant rendent les voyages continentaux interminables. 

Nagelmackers propose alors un matériel unifié, standardisé, capable de parcourir plusieurs pays, le tout dans un cadre luxueux. Le premier voyage, Paris-Vienne, a lieu en 1872, concrétisant la naissance de la Compagnie des wagons-lits, qui deviendra Compagnie internationale des wagons-lits en 1876.

Geoffrey Schoefs, Chargé de projets - expositions temporaires